galicolor

07 juin 2019

Deuxième expo page 8

cours-de-dessin400

Le cours de dessin, années 70, petit format

J'habitais un grenier aménagé, que me louait l'arrière petite fille du compositeur Berlioz. C'était rue des Blancs-Manteaux, dans le IV em. Tout en bas, de l'autre côté de la rue, il y avait un petit square tranquille. J'y ai vu un jour ces quatre fillettes apprendre à dessiner, je suppose, "la nature". Ça m'a donné ce paysage.

 

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Deuxième expo page 7

cours-de-dessin400

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13 mai 2019

Deuxième expo page 6

cavalcade

cavalcade, acrylique sur papier petit format, années 70

 

J'ai toujours eu besoin d'un concept pour me mettre au travail. Sur cette série, j'avais celui-ci: peindre le dessin, dessiner la peinture. Dans cette image, on voit le premier temps "peindre le dessin". Ce processus me permettait de noyer les contours. Une fois le dessin peint ainsi, à gros traits colorés, dans un deuxième temps j'appliquais la peinture en la dessinant. Ce qui veut dire que je ne posais pas la couleur comme des à-plats, mais de manière directionnelle, en suivant les lignes de force. Une fois la couleur posée de cette manière, il devenait difficile de suivre les contours. On verra ça sur une prochaine image. Le contour me posait le problème... qu'il n'existe pas dans la réalité. C'est une solution plastique pour que l'on comprenne bien les composants du motif: on trace les contour d'un cheval, puis celui d'un cavalier, puis celui de la créature enlevée par les cavaliers. Mais dans la vie, tout bouge, rien n'est séparé et entre les formes on trouve de multiples passages. Ce problème est aussi celui de "figure/fond" Les peintres naifs, ignorant tout de la question posent les personnages comme s'ils étaient découpés au cutter et collés sur le fond, en ajoutant force peinturlure partout sans parvenir jamais à faire oublier cette découpure, qui est souvent une coupure psychologique avec l'autre.

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29 avril 2019

Deuxième expo page 4

autoportrait400

dessin au crayon gras sur papier, petit format, années 70

Je pense que voilà le seul autoportrait de ma production. Bien entendu n'importe quelle œuvre de ma main est toujours autobiographique et me ressemble par quelque côté... que je ne vois pas moi-même. Là aussi, la ressemblance n'est pas garantie. Sauf il est vrai, mon œil gauche est devenu meilleur que le droit. Ou le gauche moins bon, si l'on préfère. Cela me fait la figure d'un déséquilibré, ce que je suis certainement, puisque je passe ma vie à rechercher l'équilibre!

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20 avril 2019

Deuxième expo page 3

au_telephone400

acrylique sur bois, petit format, années 70

 

Ce tableautin titre "Au téléphone" et on peut donc bien voir que je ne me f.. pas de la gueule des clients: c'est bien clairement le sujet. J'ai rarement été aussi près de la réalité pour le traitement aussi. Je ne sais quel heureux bénéficiaire le tient aujourd'hui. Mais je me souviens que l'acquéreur était un rapide; il a demandé l'adition et le tableau, que j'avais accroché même pas une heure avant. Voilà un petit objet rare - je ne parle pas de la personne au bout du fil - que j'aimerai bien réintégrer dans ma collection!

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19 avril 2019

Deuxième expo page 2

assomption400

Encre sur papier cartonné, années 70

Je ne me prenais pas pour Raphaël Santo. Dailleurs aucun Pape n'est passé dans l'exposition ni ne m'a passé commande d'une fresque pour les murailles de sa chapelle. Mais parfois ça me démangeait de gribouiller à la va-vite (fa presto) d'après un livre d'images des peintures du passé. Une manière de tracer un lien avec ces incompréhensibles immenses peintures de ces grands maîtres de ces grandes époque : comment tant de beauté alors et si peu dans la notre? «Quand Raphaël mourut, écrit Vasari, la peinture disparut avec lui. Quand il ferma les yeux, elle devint aveugle.»

 

 

 

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16 avril 2019

Deuxième expo page 1

4_arbres400

Acrylique sur bois, toile ou carton, petits formats, années 70

Entre la "Première expo" et celle-ci, dix ans s'écoulent, tumultueusement! Cela m'a permis de passer de vagabond à petit décorateur, puis finalement, architecte d'intérieur... jusqu'à ce que je craque. Mon adresse est en ce temps là une boutique dans une ruelle qui monte vers le chevet gothique de l'Église St-Gervais. C'était alors mon bureau, mon agence, puis enfin mon atelier d'artiste durant deux ans. La dèche venant vite quand on ne gagne plus rien, j'ai monté de toute pièce (il y en avait deux) un très petit salon de thé. Les vieux murs recevaient donc les premiers clients et j'y ai accroché ces tableaux simplissimes et qui plaisaient beaucoup. Plusieurs dizaines y ont ainsi été vendus, à des prix doux. Un mot encore: ils sont signés HEINRICH, car je ne voulais pas que mon pseudo GALI soit associé à cette série... au cas où la folie de l'art contemporain me reprendrai (ce qui arriva)

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20 mars 2019

L'atelier de Marseille

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Le mur autour du piano

 

Dernière image cette fois des pièces figurant à cette première expo des années 60, dans un coin de la chambre qui me servait à exposer mon travail. l'atelier proprement dit était un vieux lavoir au fond de la cour, et par beau temps, toute la cour.

 

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Première expo page 21

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papier maché sur tige métal, peinture

 

Dernière bande de figurine, en désordre cette fois, je crois qu'il y a un vent de panique rouge sur ce plateau bleu!

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Première expo page 20

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papier maché sur tige métal (60x60x25 cm)

 

Le service militaire a du m'affecter beaucoup plus que je ne le crois. Il durait presque 2 ans, à l'époque de la guerre d'Algérie. C'était vraiment une expérience du totalitarisme (les mécontents étaient immédiatement réduits à l'impuissance et mis en prison avec le crâne rasé 'la boule à z" ce qui était une humiliation terrible à l'époque) Curieusement, il y avait une éthique rudimentaire qui faisait l'affaire du plus grand nombre et... une esthétique aussi, proche de celle des monastères, où la discipline est comme un art!

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